Chardogne, village du canton de Vavincourt de 298 habitants et d’une superficie de 1282 ha.
L’origine de ce nom viendrait du latin « cardo » ou chardon.
Le Conseil Municipal est composé de 11 membres à savoir le maire, 3 adjoints et 7 conseillers municipaux.
Le territoire de la commune est habité dès l’époque mérovingienne, comme en témoignent des tombes de cette période découvertes en 1913 puis 1958.
Aucune trace ne subsiste cependant du cercueil en or massif de Raoul de Louppy, ancêtre des seigneurs de Chardogne enterré, selon la légende, à Louppy ou dans les environs. Sa lignée s’étant éteinte en 1440, le village passe à la famille de Savigny puis à celle des Lenoncourt puis jusqu’à la Révolution à une autre branche de la famille des Savigny.
Le premier château est probablement détruit au XVIIe siècle, suite à la prescription de Louis XIII en 1636, vainqueur des Ducs de Bar. À la révolution, Chardogne devient chef-lieu de canton de Vavincourt en 1802.
Relativement épargnée par les guerres de l’époque moderne, la commune héberge les soldats de l’empereur en convalescence après la campagne de France de 1815 au cours de laquelle le village avait été occupé par les troupes russes. Elle connaît une nouvelle occupation en 1870, par 10704 allemands. En septembre 1914, le village est à quelques kilomètres du front de la bataille de Marne.
Longtemps, il fut un village viticole. A la fin du XIXè siècle, cette production concerne une vingtaine d’hectares principalement orientés au sud, le long de la vallée du Fossé. Le travail est alors entièrement manuel, un vieux dicton dit que la vigne représente 300 jours de travail par an. Les vendanges, fixées par arrêté municipal, ont généralement lieu pendant la première quinzaine d’octobre.
La maladie et la Première Guerre mondiale entraînent la disparition de la vigne. Contrairement à ce que l’on peut observer dans les communes limitrophes, celle-ci est néanmoins réimplantée de 1930 à 1965 avec de nouveaux plans tels que le Bercot ou l’Oberlin. Le vin peu alcoolisé, est très chargé en couleurs, il est réservé à la consommation locale.
L’église, dont le chœur date du XIIe siècle, est peut-être issue de la chapelle castrale des seigneurs de Chardogne. A l’avant chœur, plusieurs chapelles ont été ajoutées au XVe et au XVIIe siècles. L’arcature surmontant le transept révèle l’un des nombreux remaniements et transformations de l’édifice.
Parmi les donateurs figurent le docteur Jean Levrechon, médecin du Duc de Lorrain natif de Chardogne, et son fils Isidore. Devenu père jésuite, celui-ci s’illustre par ses publications sous le pseudonyme de Van Etten où il pressent les applications industrielles de la vapeur, étant en cela un précurseur de Cugnot, un autre meusien, inventeur de fardier. Il y décrit également un moyen de communication appelé plus tard le télégraphe électrique.
Lors des fêtes du 15 août, les femmes du village décoraient deux reposoirs, dont ce calvaire, avec de nombreuses fleurs récoltées par les enfants lors d’une tournée des maisons. Recouvert de rouge pour le sacré-cœur ou de bleu lors de l’assomption, l’ensemble était agrémenté par un décor de verdure constitué par des banchages.
Tous les habitants du village participaient à la préparation et aux processions qui se déroulaient principalement en début d’après-midi.
Restauré, le lavoir, qui occupait jadis une place importante dans la vie du village, est totalement couvert. Auparavant, la commune traversée par le Nappont, ne possédait pas d’équipement hydraulique communal, ni de lavoir, ni de puits sur le domaine public.
De très nombreux puits privés, parfois situés sur les usoirs, couvraient les besoins de la population.
La commune en regroupement pédagogique intercommunale dispose donc de tout le cycle du primaire.
Commune de Chardogne
1282 Ha de superficie
298 habitants
Mairie de Chardogne
2 rue Haute
55000 Chardogne
email : Mairie.dechardogne@orange.fr
Tél. 03 29 78 50 26
Fax. 03 29 78 50 26
Mercredi/Vendredi :
de 15h00 à 20h00